ASSOCIATION GOBE TROTTERS FLY FISHING
BIENVENUE SUR GOBETROTTERS.FR
 

« Par-dessus tout, il y a l’indéfinissable émotion provoquée par les cieux immenses, les solitudes sans entraves, les aurores brumeuses et les crépuscules humides de rosée, les spectacles, les sons et les parfums le long des berges des cours d’eau… »

Romilly Feden in Golden Days

 

L’association Gobe trotters est née d’une envie de partager la passion de la pêche à la mouche. Son but est de promouvoir ce sport et de réunir des passionnés autour de différentes actions. La première de ces actions est la formation d’un groupe autour de deux bénévoles, qui dès le mois de juin explorera les rivières mythiques de l’ouest américain (Madison, Henry’s fork, yellowstone…). L’optique de cette aventure est de rendre possible pour un budget minimum la découverte d’un patrimoine piscicole extraordinaire et bien sûr de toucher ces fabuleuses truites américaines dont la réputation n’est plus à faire.

L’association n’a pas pour but de fournir les prestations d’un voyagiste. L’aventure Gobe trotters est votre aventure. Les deux bénévoles qui vous accompagnent partageront leurs vacances avec vous, vous partagerez vos vacances avec eux. Le groupe construira ensemble chaque élément de son voyage. Convivialité est le maître mot de l’association. L’aventure Gobe trotters, c’est l’envie de partage, de vie collective dans le respect de la nature et bien sûr, cela va sans dire d’un maximum d’action de pêche.

Nos deux bénévoles, Manu et Sylvain, fort d’une expérience de plus de vingt ans de pêche à la mouche (ce sont notamment des spécialistes des rivières pyrénéennes), ont l’habitude depuis quelques années de parcourir l’ouest américain. Leur but n’est pas de vous proposer les services d’un guide de pêche, ils seront là pour vous accueillir à votre arrivée, accomplir les démarches (location de voitures, camping, tackles shops …) et vous renseigner sur les accès aux rivières, les techniques et les mouches du moment. Vous pêcherez ensemble et les soirées au coin du feu permettront les échanges de conseils et de ces fameuses anecdotes que tout pêcheur a dans son carnet de pêche imaginaire. (Il n’y a que les non-pêcheurs pour ne pas y croire.)

Cette année :

  • l’association met en place un service de repas après le coup du soir.
    vous allez pouvoir pêcher jusque tard dans la nuit. Là-bas il n' y a pas d’heure limite le soir
  • l'association souscrit pour tous ces membres une assurance qui couvre les accidents éventuels et la responsabilité civile de chacun.
  • elle vous offre le choix sur l’hébergement : camping ou motel.
  • elle propose une tarification privilégiée aux groupes, clubs, écoles, associations loi 1901 (mais le périple est limité à deux véhicules, pour des raisons d' intendance et de convivialité)

Les bénévoles de l’association se proposent de présenter, gratuitement, aux associations loi 1901, leurs périples et projets sous forme d’une conférence avec DVD.

 

COMPTE-RENDU DU PÉRIPLE 2007

9 juin
Départ de Paris pour Salt Lake City .
Cette année, pour la première fois, nous ne nous arrêtons pas en Californie, nous allons prospecter dans l’Alberta au Canada à la découverte de nouvelles rivières.
Xavier, notre gobetrotter doit arriver le 15 juin à l’aéroport de Salt City et nous sommes impatients d’aller l’accueillir ; notre histoire a commencé en France où il nous a découvert sur Internet ; au cours de notre premier échange nous avons décidé de faire quelques parties de pêche ensemble pour faire connaissance et comme la rencontre a paru convaincante sous tout rapport, Xavier a décidé qu’il serait de l’aventure.

video2007

 

PROVO RIVER

Le 9 juin
Nous débarquons tard à l’aéroport de Salt Lake City et rejoignons directement Provo où nous. Nous ouvrons tôt les yeux , le matin est clair et frais et nous sommes sur le pied de guerre pour les courses alimentaires d’usage et surtout pour repérer le flyshop du coin capable de nous donner quelques conseils utiles. C’est notre première approche de la Provo River dont le secteur de pêche selon l’information du  flyshop se situe entre les deux lacs de barrage. Nous remontons le cours de la rivière depuis Provo vers Midway impatients de trouver un endroit où monter notre camp, gardant  à l’esprit que nous avons 6 jours devant nous avant d’aller cueillir Xavier à l’aéroport.
La région est très fréquentée, à une heure de Salt Lake City et des pistes de ski. Aussi nous nous casons dans un des nombreux campings et, pendant deux jours, nous prospectons la Provo. Nous découvrons une rivière de taille moyenne, hélas victime de sa popularité : la société de pêche a aménagé des accès et les berges pullulent de pêcheurs ; le cours supérieur est privé donc inaccessible et les gorges sont réservées aux touristes. Nous réussirons cependant à prendre quelques jolis poissons à l’écart des accès aménagés. En revanche le camping est agréable et pourvu de douches, ce qui n’est pas la règle.
Quelque peu déçus par la Provo, nous nous renseignons sur les rivières du secteur, et c’est du flyshop que vient la suggestion de fixer notre choix sur la Pinacle River. C’est la rivière qui restera l’événement de ce périple.

15juin
Nous sommes de retour à Midway. Ce soir Xavier arrive à 20h15. Nous installons le camp et profitons des douches. Les sommets sont déjà moins enneigés qu’à notre arrivée, la douceur s’installe timidement. L’aéroport est à une heure du camp, nous avons un peu de temps devant nous que nous occupons à monter des mouches. Puis nous partons enfin, impatients de ramener Xavier.
Le voyage l’a fatigué, il a une petite mine mais il est souriant et content. À l’arrivée au camp nous avons la mauvaise surprise de découvrir que les grilles sont verrouillées depuis 22 heures et comme un ennui vient rarement seul, nous ratons une sortie d’autoroute ce qui fait que c’est à pied que nous arrivons à notre emplacement. Xavier garde le sourire, tout va bien, nous traversons le camping croulant sous le poids des bagages et des courses ramenées de Salt Lake…
Le réveil est matinal et joyeux, le temps ensoleillé, et le feu autour duquel nous prenons notre petit déjeuner est bienvenu car il fait encore bien frais le matin ; tout en dégustant notre café-tacos-saucisses, nous dévoilons nos projets à Xavier, projets tous révisables au gré de ses propres envies. L’improvisation a souvent son charme. Pour le moment il n’a qu’une idée c’est déplier sa soie dans une eau américaine. Ainsi, pour Xavier, ce premier coup du matin comblera son attente, tout à la joie de la découverte il se montrait indulgent là où nous avions été critiques, en vieux trimardeurs des berges. Nous prenons de belles truites, difficiles en sèche et combatives à plaisir et nous rentrons au camp taraudés par la faim et la soif. Le nord de l’Utha n’échappe pas à son climat malgré la proximité des Rocheuses. Le soleil est brûlant, certaines heures sont torrides contrastant fortement avec la fraîcheur des nuits. Manu et moi avons une telle envie que le séjour de Xavier soit en tout point réussi et que tout se passe au mieux que nous ne pouvons nous empêcher d’être un peu anxieux à l’idée que quelque chose puisse le décevoir : nous sommes en alerte pour tout ce qui concerne l’état des rivières, la qualité de la pêche, les conditions atmosphériques...
Nous revenons donc à la rivière après avoir englouti nos sandwiches. Xavier est ravi, ce qui nous enchante. Nous partons joyeux empaquetés dans nos waders pour trois quarts d’heure de marche, gage de tranquillité. Pour un premier coup du soir, la réussite est totale et passe nos espérances ; notre gobetrotter sort 30 poissons de 35 à 50cm, il exulte !
Pendant que cuit notre copieuse ration de pâtes que Sylvain rendra succulentes pas quelque tour de sa façon, les commentaires vont bon train. L’épisode nous incitera à passer un jour de plus sur la Provo.

18 juillet
au matin, nous plions le camp . Nous avons quatre heures de route à faire pour retrouver la Pinacle River. En fait nous ne repêcherons pas la Provo sur la route du retour  et nous passerons notre dernière nuit à la veille de notre départ à Midway dans notre camping-douche avant de prendre notre avion pour la France à Salt Lake City.

 

PINACLE RIVER

Au flyshop, l’employé fit la moue quand nous lui demandons de nous conseiller la bonne rivière du coin. Selon lui, seules la Green et la Provo étaient à prendre en considération dans cet état. Nous le pressons un peu insistant sur le fait que nous aimons expérimenter toute sorte de rivières dès lors qu’elles sont peuplées de grosses truites et plus sauvages que la Provo.
Il se gratte la tête et consent à livrer le nom d’une rivière qu’il connaît à quatre heures de la Provo, mais qui est vraiment petite et difficile pour des moucheurs.

13 juin
Au matin nous quittons la Provo. À midi, après 40 minutes de piste et quelques erreurs de parcours, nous trouvons enfin la Pinacle : elle est enchassée dans un canyon calcaire vertigineux d’une beauté à couper le souffle. La rivière est petite en effet et nous sommes un tantinet perplexes tandis que nous l’observons en mastiquant nos sandwiches avant de nous mettre en tenue. L’eau est très limpide et, surprise, en ce début d’après-midi, une belle éclosion de green drake fait sortir les poissons, des farios très combatives. Nous avons du mal à croire que cette rivière puisse abriter de grosses truites comme nous l’a assuré le flyshop. Mais, après avoir sorti quelques poissons modestes, nous repérons un beau spécimen dans une veine d’eau profonde.Sur fond clair l’eau est limpide et nous la voyons godiller entre deux eaux en pleine activité. Manu pose une émergente, la fario s’en saisit doucement puis au ferrage fait trois bonds qui emportent 10 mètres de soie ; elle finira par se rendre après un combat étonnant : 40 cm à la toise, et nous la rendons à son royaume.
L’épisode nous incite à prolonger la séquence et nous nous offrirons un très agréable coup du soir. Pour l’heure il nous faut plier à regret pour partir à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Nous trouvons un terrain en surplomb sur lequel nous montons la tente et nous sommes époustouflés par le panorama qui se déploie à nos pieds, sorti en droite ligne de « Butch Cassidy and the Kid ». Après la contruction du rond de feu, nous démarrons le coup du soir attendu. Merveilleux épisode qui nous comble pleinement avec des prises de Browns dépassant les 50 cm. Ce soir-là, dans notre camp sauvage, au sein d’une nature magnifique, tandis que chante l’eau des pâtes et que nous sirotons un pastis délicieux nous cherchons les mots pour exprimer notre contentement et Manu et moi, nous nous disons que la magie opère toujours.
Le lendemain matin, après avoir plié le camp nous nous accordons un « petit coup du matin » avant de partir pour la Green River. Nous voulons voir si les grosses farios sont actives. Nous sommes rapidement fixés : au-dessus d’un barrage de castors de gros poissons se nourrissent, souvent sous l’eau et de temps en temps en surface, nous montrant leur gros nez. Chacun de nous a le plaisir de sortir deux truites de plus de 50 cm, la plus grosse atteignant 59 cm.
Nous en restons là pour ne pas arriver trop tard sur la Green.

18 juin
Retour sur la Pinacle avec Xavier.Nous la retrouvons avec plaisir. Après une journée sans éclosion et un morne coup du soir, Manu et moi projetons d’emmener Xavier, dès le lendemain matin, sur le barrage de castors si propice. C’est la réussite : Xavier sort une magnifique fario de 62 cm ! Ensuite, et à tour de rôle, nous taquinons à vue et en sèche, des poissons de 40 à 50 cm. Nous passons ainsi trois jours merveilleux à explorer des parcours, tous intéressants et poissonneux.

 

LA GREEN

14 juin
Ayant quitté la Pinacle River au matin, nous arrivons à 17h40 aux abords de la Green.
Après 30 miles de piste cahoteuse, nous arrivons à notre camp, situé sur les rives de cette puissante rivière. L’endroit est beau et nous choisissons de planter la tente au milieu d’un bouquet d’arbres que contourne un ruisseau. Le coup du soir est plutôt timide, il n’y a pas d ‘éclosion. Nous apprécions le réconfort d’un bon feu qui nous prépare au sommeil.
Le lendemain nous prospectons dès le matin le parcours amont où nous avons le plaisir de constater que de nombreux poissons sont actifs. Dans l’après-midi, et jusqu’à la nuit, nous sortirons des truites parmi lesquelles un bon nombre de sauvages, toutes valant le détour. Nous sommes donc rassurés.
Le matin suivant nous explorons en aval. Tout va bien. Nous reviendrons avec Xavier passer quelques jours ici.
Le matin du 15, nous plions rapidement. Il est temps d’aller accueillir Xavier.

21 juin
De retour avec Xavier. Nous passons quatre jours ici ; cette rivière surtout après la Pinacle, nous paraît démesurée. Nous passons une journée à prospecter une rivière proche, une résurgence, qui ne suscita pas notre enthousiasme ; Les quatre jours se passent dans la bonne humeur, Xavier affiche généreusement son plaisir. Nous nous apprêtons à « attaquer» le Park Yellowstone.

 

LE PARK YELLOWSTONE

30 juin
Depuis plusieurs années nous nous évertuons à pêcher Slough Creek, mais sans succès. C’est un affluent de la Lamar.
Cette année, la rivière est magnifique. Les sommets sont parsemés de plaques de neige, mais la rivière est claire. Nous installons notre camp dans le camping qui longe la Slough River. Boîte à ours et consignes de sécurité renforcées. Le nord du Park abrite les derniers grizzlis et une bonne population d’ours noirs.
Une fois installés, nous partons pour le second Meadow. Au bout de  4 km de marche nous arrivons sur un magnifique plateau. La rivière y déroule ses méandres dans un océan de verdure. Nous croisons de grands cerfs, des bisons mâles, solitaires et impressionnants.
Il y a peu d’insectes et nous sortons quelques cutthroats en pêchant l’eau et à vue aussi.
Après nous être concertés sur le coup du soir, nous optons pour la descente sur le premier plateau (first meadow) ; nous voulons pêcher des secteurs plus rapides et nous espérons trouver des éclosions. Nous sommes exaucés, tout se passe au mieux et en prime nous avons la chance de pouvoir observer un ours noir descendant du coteau ; il traversa la rivière à la nage, en ressortit à moins de dix mètres devant nous et continua son chemin par le sentier de la berge. Au crépuscule il disparut dans le sous-bois, ne laissant à notre vue que les empreintes humides de son passage sur le sentier et le souvenir d’une intense émotion.
Nous rentrons heureux au camp, un peu plus sur nos gardes que d’habitude.
Nous retrouvons la Lamar le temps d’une après-midi sur son parcours inférieur. Nous sortons de très belles cutthroats qui se laissent convaincre par des « salmon-flies », ce qui nous surprend. Nous prenons note.
Nous rejoignons la Magic prévoyant d’être de retour le 15 juillet pour l’ouverture de la Yellowstone.

14 juillet
Nous arrivons de la Missouri River où il faisait 40° à l’ombre ; les orages grondent et se répondent dans le ciel du Yellowstone, l’air est frais et une multitude de pêcheurs attend comme nous en regardant gober de belles cutthroats sous le soleil couchant. Tous les campings affichent « complet », c’est l’époque des vacances et le Park est pris d’assaut…
Nous finissons par trouver une place à 20 km de nos coins de pêche préférés ; la tente à peine montée nous n’avons que le temps de nous y réfugier tandis que se déchaîne un furieux orage.
Après une nuit réparatrice, tout va bien, le petit matin est clair, sec et froid ; nous sourions de plaisir à l’idée du bois que nous avons ramené et bâché. Manu ranime le feu  et bientôt nous dévorons un savoureux breakfast fait de café brûlant, de tacos et de fromage.
À dix heures nous capturerons notre première grosse cutthroat de la Yellowstone encore brumeuse.
Nous restons trois jour au frais dans les hauts plateaux du  Yellowstone avant de prendre la route de l’Utha.

 

HENRY’S FORK

25 juin
D’une manière générale, le niveau des rivières, cette année, est plutôt bas. La Henry’s Fork n’échappe pas à cette remarque. Après la Green River, la majestueuse Henry’s Fork paraît plus petite.
Nous nous installons au bord de l’eau, sur le même coup que l’année dernière, mais plus tôt dans la saison. Nous sortons nettement plus de poissons, en sèche. Il y a foison d’éclosions. Les Arcs sauvages de cette rivière sont un pur ravissement et elles me remplissent de nostalgie au moment même où j’écris ces lignes. Xavier est ravi de se mesurer à des poissons très difficiles et son expérience d’excellent pêcheur d’ombres contribue à lui faire tirer  le meilleur profit des hauts lieux de la pêche à la mouche.
Après cinq jours de pêche active et récompensée nous allons faire découvrir à Xavier l’ultime rivière de son périple, la Magic River, notre rivière nous rapprochant du même coup de l’aéroport de Boise…

 

LA MAGIC

1er juillet
Magic comme Magic.
La Magic n’aura jamais été aussi généreuse : éclosions massives d’éphémères, belles farios au festin. Trois jours de pêche intensive apporteront une heureuse conclusion au périple de Xavier. Nous ne pêchons qu’en sèche, en choisissant nos poissons ; coup du matin et coup du soir, un rêve quasiment irréalisable sur les rivières françaises.
Nous plions le camp, le jour du départ de Xavier est arrivé et nous le conduisons à l’aéroport de Boise ; il nous fait part de sa frustration de nous laisser continuer sans lui et nous sommes également au regret de le quitter. Ainsi va la vie.
Il nous reste 15 jours pour prospecter encore et nous comptons bien les mettre à profit.
Nous partons directement pour le Montana.

 

MISSOURI RIVER

5 juillet
La Magic est dernière nous. La route file de crêtes en vallées, au nord de Ketchum. Nous pensons prendre deux jours pour arriver sur la Missouri River au nord d’Helena et sur la route, ou presque nous rencontrons la Boulder, la Big Hole et la Ruby River, mais nous ne nous y arrêtons pas, sauf pour quelques tentatives peu convaincantes ; nous sommes impatients de pêcher la Missouri River.

8 juillet
Au matin après deux jours de voyage et une nuit à la belle étoile sur la rive de la Salmon River nous plantons notre camp près du Missouri. Il fait très chaud en ce début de juillet et nous sommes à la fois surpris et satisfaits d’apercevoir quelques belles truites en activité alors que le soleil est très haut. Avant d’enfiler nos waders nous nous hâtons d’engloutir un « head-lettuce sandwich » accompagné d’une binouze gardée au frais dans la rivière, puis nous descendons retrouver les poissons aperçus plus tôt.
La règle veut que le premier contact avec une rivière est difficile. Il faut du temps pour accommoder le regard, capturer des détails, faire des synthèses en se référant à d’autres réflexions. La Missouri est une très grande rivière, comparable à la Dordogne ; il nous faut plusieurs jours pour commencer à la « comprendre ». Nous passons cinq jours à explorer des secteurs entre Wolf Creek et Cascade et nous remarquons partout des éclosions d’éphémères, de trichos et de sedges malgré la chaleur étouffante. Nous avons le bonheur de sortir de grosses grosses truites en sèche et à vue au cœur d’un paysage extraordinaire de montagnes et de vallons à la fois abrupts et doux.
Ce qui est certain c’est que les truites du Missouri sont à la hauteur de leur réputation, nombreuses et voraces elles nous ont souvent concédé la victoire à l’issue de combats acharnés. Savaient-elles qu’au terme de la joute elles auraient la vie sauve ?

 

JA FIN DU SÉJOUR

C’est sur Pinacle River, la révélation de l’année, que nous passons les derniers grands moments de pêche. Cinq semaines après, la rivière qui nous avait enchantés a gardé toutes ses qualités et nous ne sommes pas près d’oublier notre dernier coup de pêche au cours duquel nous eûmes droit à un véritable festival dans l’atmosphère menaçante d’un violent orage ; nous avons pêché 9 heures d’affilée un parcours assez rapide, montés de grosses éphémères que se disputaient de grosses farios de deux livres insatiables pour notre plus grand plaisir.
Ces derniers moments, fructueux et joyeux, rendus précieux par l’imminence de notre départ resteront un souvenir éblouissant que, sans hésiter, nous marquons d’un point d’orgue.

En conclusion nous dirons que ce périple a bénéficié d’une saison exceptionnelle.
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